CONTROVERSES

 
 

UNE VIVE CONTROVERSE
SUR LE CONCEPT ET LA VISION
DE L'ANIMATION SOCIO-CULTURELLE,

ou origine des épreuves qui devaient
faire connaître l'O.C.C. sous un tout autre jour
que celui présenté ici
.

En guise d'introduction, rappelons qu'en février 1974, Olivier Fenoy, guère rompu aux jeux idéologiques et politiciens du milieu socioculturel de l'époque, a été nommé au Haut Comité de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs auprès du Premier Ministre. C'est dans ce cadre que devait être soulevée une vive controverse du type pot de fer - pot de terre, laquelle devait se révéler par la suite pour toute personne bien informée, être l'origine et la seule véritable raison de fond d'une campagne de désinformation ayant pour cible l' O.C.C.

Quant à l'événement en lui-même, c'est précisément à l'occasion d'une séance plénière de cette instance para-gouvernementale que devaient apparaître au grand jour certains des antagonismes jusqu'alors sous-jacents entre la majorité des membres élus de cette assemblée et quelques autres nouvellement promus, mais nommés sur proposition du ministre de la Qualité de la Vie.

A l'ordre du jour de cette session : l'analyse “ pour avis ” à l'intention du Premier Ministre d'un document émanant des Services et inspiré par le CNAJEP 1, visant à définir la profession d'animateur, sa fonction et celle plus générale de l'animation socioculturelle. On l'aura compris, c'est après avoir pris connaissance de ce document se voulant absolument laïc et niant, à son sens, toute saine laïcité, qu'Olivier Fenoy, pour avoir cru aux vertus du dialogue, devait commettre l'imprudence d'exprimer sa radicale opposition à cette proposition... hélas sans avoir tout à fait réalisé que pour être “ proposé ” ce texte n'en était pas moins considéré comme acquis d'avance par plus des deux tiers des membres de cette assemblée.

Configuration du “ Haut Comité ”
avant les élections présidentielles de 1981
et tensions politiques

La question de la représentation “ démocratique ” des instances socioculturelles nationales au sein du Haut-Comité entre 1974 et 1981 tient ici une réelle importance. Deux tiers de ses membres étaient alors élus ou cooptés. Un tiers, nommé.
Les élus ou cooptés, tous membres du CNAJEP.
Les nommés, pour y siéger en théorie en tant qu' “ experts ” ou comme représentants de réalités plus petites que les grandes fédérations, mais considérées comme ayant mené à bien des projets innovants 2.


LE DIFFÉREND QUANT AU FOND...

Tout d'abord une citation de Geneviève Poujol mise en exergue du document de travail proposé aux Membres du Haut Comité et sur lequel Marcel Corneloup 3 et Olivier Fenoy devaient immédiatement achopper :

L'Animation socioculturelle est une mise en mouvement consciente des masses et des individus en vue de les adapter au changement qui est une des lois fondamentales de la vie moderne ”.

Nous ne nous arrêterons pas ici à vouloir faire une analyse de ce texte à connotation évidemment marxiste et correspondant tout à fait aux mentalités de ce milieu à l'époque.
S'ensuivaient trois affirmations péremptoires :

  • “ La prévalence du groupe sur la personne ” (titre du chapitre II du document)
  • La nécessité pour l'animateur de savoir créer “ la situation conflictuelle ” dans le cadre d'une “ dynamique de groupe ” reposant quant à elle sur le “ thèse-antithèse-synthèse ” de Hegel 4.
  • L'obligation faite à l'animateur en situation de relation à l'animé de “ ne pas s'impliquer dans la relation ”.

C'était là une contradiction radicale des fondements même de l'Office Culturel de Cluny et pour ne revenir dans un premier temps que sur l'interdit de “ s'impliquer dans la relation ”, à quel niveau fallait-il donc entendre pareille adjuration ?... Celui, légitime pour toute personne humaine comme pour n'importe quel animateur de savoir par exemple, contrôler son affect ou ses pulsions sexuelles… ou celui de s'interdire d'être “ Sujet ” autrement dit “ une personne humaine ” ?... Vaste question !...

UNE BATAILLE PERDUE D'AVANCE

Déjà et avant même cette session solennelle du Haut Comité, Olivier Fenoy était perçu (à tort) par bon nombre des membres élus de cette assemblée comme l'émule, voire, l'un des agents du Cabinet Ministériel (positionnement à l'époque rédhibitoire). Aussi, quand il fut appelé à s'exprimer en assemblée plénière après avoir été présenté par un Conseiller Technique en tant que l'initiateur de ce fameux concept d'Animation Globale considéré comme innovant par le Ministre en personne, devait-il se heurter à une fin de non recevoir.

En effet, pour être dans une large majorité les tenants du principe selon lequel “ le groupe prévaut sur la personne ”, son auditoire ne devait pas se montrer disposé à entendre parler du “ Personnalisme communautaire ”, de Mounier appelant à “ l'engagement ” dans la relation pour permettre l'émergence des personnes, ni non plus de Pierre Emmanuel marqué d'opprobre pour avoir été conseiller de Michelet et membre de l'U.D.R. 5

Et puis, comment les représentants du CNAJEP pouvaient-ils admettre qu'en totale contradiction avec leur philosophie, une équipe d'animateurs ait pu contribuer à ce qu'une ville sans intérêt particulier se retrouve lauréate du Concours National des Villes Moyennes, alors même que ces animateurs prétendaient haut et fort être partis de leur intime conviction que :

  • une personne est achevée par une autre personne
  • pour avoir vécu de cette évidence cinq ans durant, leur attachement au primat de la personne sur le groupe ne se laisserait pas ébranler...
  • et enfin ces mêmes animateurs auraient trouvé absurde de devoir privilégier “ les situations conflictuelles ” dans un contexte qui pour avoir à résoudre, entre autres, des questions d'aménagement urbain, exigeait un réel consensus demandant bien plutôt écoute, patience et disponibilité... ?!

C'eut été (pour les représentants du CNAJEP) prendre le risque que leur texte soit amendé, provisoirement écarté, alors qu'il s'agissait pour eux de le faire entériner un mois plus tard par le Haut Comité et en présence du Premier Ministre afin que pour les services, les Directions Départementales ou Régionales et autres institutions agréées, il prenne en quelque sorte “ force de loi.”

Aussi le tir de barrage fut-il immédiat et le différend tout de suite ramené au niveau le plus primaire et en l'occurrence tout à fait anecdotique du “ religieux ” :

 
“ ... confondant les plans du “ spirituel ” et de l'animation strictement “ professionnelle ” (on avait vu les animateurs de l'Office Socioculturel à la messe en compagnie de jeunes des quartiers) les membres de l'O.C.C. ne respectaient pas le principe de laïcité républicaine !...
 
“ ... Que tel n'était pas le problème lorsqu'il s'agissait du mouvement des Scouts de France par exemple puisque explicitement confessionnel et agréé par la Hiérarchie Catholique, il n'appelait dans ses rangs que des jeunes avertis et de familles consentantes… ce qu'eux autres de la F.E.N. ou de la F.F.M.J.C. (Fédération Française des Maisons de Jeunes et de la Culture) admettaient parfaitement, meilleure preuve qu'en vrais laïcs, ils n'étaient pas fermés au principe que les institutions confessionnelles puissent être agréées, mais à la stricte condition que celles-ci demeurent sur leur propre terrain...

... alors que l'O.C.C. ne jouait pas franc jeu et, sous couvert de non confessionnalité, accueillaient des enfants dans des bâtiments publics comme Chambord, en pénétrant les milieux scolaires, en passant des contrats avec des municipalités et plus pernicieusement encore à leurs yeux, en proposant des stages donnant accès aux Unités de valeur du C.A.P.A.S.E. après en avoir revisité les contenus.

... d'où cette proposition a priori sidérante de la part des émules de la laïcité pure et dure : que l'O.C.C. obtienne de la Hiérarchie Catholique un statut officiel et n'empiète plus sur des terres qui ne sont pas les siennes, ce après quoi, tout étant clair, il n'y aurait plus de problème. Le CNAJEP lui-même lui serait ouvert...

En conclusion, le sujet de fond ayant été relégué aux oubliettes malgré un vain rappel du Directeur de la Jeunesse (les hésitants et même ceux qui, en début de séance, avait soutenu l'intervention d'Olivier Fenoy ne sachant plus que dire) on en revint à “ l'ordre du jour ” autrement dit à la lecture sans aucun commentaire du texte intitulé “ prévalence du groupe sur la personne ” avant de l'adopter par un vote à mains levées.

A la session suivante du même Haut Comité, un mois plus tard, et alors qu'Olivier Fenoy avait fait circuler de plein droit une contre proposition au chapitre II du fameux document que quelques-uns s'apprêtaient à soutenir, le représentant de la Fédération de l'Education Nationale, André Henry, ne s'embarrassant pas en privé de considérations républicaines, devait se montrer beaucoup plus franc et direct. Prenant à part avec deux de ses pairs le fondateur de l'O.C.C., il lui déclara que les défenseurs de la laïcité et des idéaux de 1789 n'avaient pas mis un siècle à éradiquer la présence chrétienne de l'Education Nationale pour que les “ cathos ” s'infiltrent à visages masqués sur le terrain de l'animation socioculturelle qui était par excellence celui de la laïcité...et concluant “ qu'ainsi la chose étant dite et la guerre déclarée, tous les moyens seraient bons pour écarter l'O.C.C. du paysage ”.

Et effectivement tous les moyens furent bons, les ingrédients de la cabale qui allait s'ensuivre étant cette fois réunis...


PREMIER RETRAIT DE L'AGREMENT “ JEUNESSE ET SPORTS ”

En 1981 et un peu après que Monsieur Pierre Mauroy ait formé son gouvernement, André Henry, jusque là à la tête de la F.E.N., ayant été nommé par François Mitterrand, Ministre du Temps Libre en charge de la Jeunesse et des Sports, Miklos de Kiss, Président de l'Office Culturel de Cluny se voit convoqué par ce dernier ainsi qu'Ange Guibert, Directeur Général Adjoint de l'Office. Après leur avoir déclaré qu'il attendait ce moment depuis plus de dix ans, le Ministre devait leur signifier qu'il était décidé à retirer son agrément national à l'O.C.C. sous prétexte que, et ce sont ses propres mots :
- “ Vous ne pouvez pas faire de l'animation socioculturelle objective à partir du moment où vous avez pris par ailleurs des engagements spirituels... ”. Lui avait-il échappé qu'il était lui-même haut dignitaire de la Franc Maçonnerie ?

Ce retrait d'agrément arbitraire ayant été effectif en 1982, l'O.C.C. portera immédiatement l'affaire devant le Tribunal Administratif de Paris et obtiendra gain de cause. Mais le Ministre fera appel de cette décision devant le Conseil d'État, et c'est durant cette période que les bruits les plus divers jusqu'à l'accusation de “ comportements sectaires ” commenceront de circuler au sujet de l'Office culturel de Cluny. Cependant ceux-ci n'empêcheront pas le Conseil d'Etat de rétablir une nouvelle fois l'Office dans ses droits par un arrêt de mars 1990.

L'ACCUSATION DE SECTE

... “ Ou quand l'expression “ Tous les moyens seront bons ” relève de l'ignominieux... ” même si, la “ rumeur ” et la malignité humaine faisant tout naturellement leur chemin, ces “ moyens ” ne furent pas tous mis en œuvre, loin s'en faut, par leurs seuls initiateurs 6.

Chronologiquement la première salve d'accusation de “ Secte ” remonte au printemps de 1981 et semble a priori n'avoir qu'un caractère strictement politique dans le cadre de la campagne Présidentielle. Par une annonce retentissante parue à la “ Une ” de l'hebdomadaire “ Minute ” : “ Sale histoire de secte pour Soisson ”, c'est bien le pouvoir en place qu'il s'agit de déstabiliser, l'O.C.C. ayant en charge l'opération d'animation pour enfants programmée pour la seconde année consécutive à cette période de l'année au Château de Chambord, autrement dit sur les terres électorales, en tant que Conseiller Général, de Henri Giscard d'Estaing, Philippe de Villiers étant sous-préfet de Vendôme, Geoffroy de Rocancourt représentant l'Etat à Chambord, (puisque domaine de chasse présidentiel) et Jean-Pierre Soisson étant Ministre en charge de la Jeunesse et des Sports 7.

La vanne étant ouverte,
“ l'affaire ” n'allait pas s'arrêter là.

Dès le début des années 1980 et jusqu'à son paroxysme en 1996, pour ne jamais s'éteindre complètement, elle allait même s'amplifier. Si, en toute logique, l'accusation de “ Secte ” devait bien évidemment se répandre dans les services du ministère du fait de la bataille juridique en cours livrée par l'Office au Ministre du Temps Libre à partir de 1982, par contre c'est à la stupeur des “ Clunisiens ”, de leurs amis (dont un grand nombre d'évêques et de religieux) et tout simplement des citoyens honnêtes, que la dite accusation devait être relayée par telle ou telle association anti-secte manquant pour le moins d'objectivité et, contrairement à quelque cour de justice authentique, s'étant refusée à rencontrer qui que ce soit de l'association 8.

Certes, parallèlement à ces péripéties lourdes de conséquences et du fait de ces calomnies, il y avait bien eu et ce dès le premier semestre de 1981, une enquête ecclésiastique menée respectivement, à Lyon, par le Père Clément, Official du diocèse - assisté du Père Joatton, Vicaire Général et futur Evêque de Saint-Etienne - et, à Paris, par le Père Gérard Defois, Secrétaire Général de la conférence des Evêques de France et futur Archevêque de Lille, enquête qui conclut qu' “ on ne pouvait assimiler l'Office Culturel de Cluny à une secte ” - mais les médias comme les associations partisanes du type anti-secte n'entendent que ce qu'ils veulent bien entendre.

Il y avait l'UNADFI 9 qui continuait son travail de sape et répandait un peu partout “ les affaires ” montées en épingle. Aussi, tous les éléments étant réunis, rien de surprenant, lors de la publication du Rapport Parlementaire sur les déviances sectaires, de trouver l'Office Culturel de Cluny dans la liste des organismes suspectés 10.


DU XX ème ANNIVERSAIRE DE l'O.C.C.
A LA LISTE PARLEMENTAIRE

Pour survoler cette période, revenons d'abord sur l'axe principal des épreuves de l'association, à savoir ses démêlés avec son Ministère de tutelle redevenu explicitement celui de la Jeunesse et des Sports après avoir été un temps donné réuni à celui du Tourisme sous le nom de Ministère du Temps Libre :

Après que l'Office Culturel de Cluny ait obtenu gain de cause au Tribunal Administratif puis au Conseil d'Etat, le Ministre ayant été débouté et n'ayant plus d'élément à charges, l'Office se retrouvait à nouveau agréé à l'échelon national, reconnu d'Intérêt Général et surtout confirmé dans son droit d'affirmer le Primat de la Personne en matière d'animation socio-culturelle.

Certes, la succession des campagnes de désinformation médiatiques ayant introduit le doute et la suspicion, l'Association, outre qu'elle avait perdu toutes ses subventions de fonctionnement ne pouvait espérer retrouver des relations normales, voire contractuelles avec les mairies, les conseils généraux ou encore les écoles pas plus qu'elle ne pouvait envisager, du moins dans un premier temps, de voir ses formations obtenir l'agrément DEFA 11.

Indignations en faveur de l'O.C.C.

Nous sommes en 1995 et le Cardinal Decourtray, rempart de l'O.C.C. n'est plus. Cependant et immédiatement onze évêques dont chacun de ceux qui comptent une “ antenne clunisienne ” dans leur diocèse, réagissent en faveur de l'Office Culturel de Cluny.

N'ayant aucune structuration canonique qui en ferait une institution d'Eglise, rien ne les y oblige pourtant. Cependant cette classification ayant provoqué leur indignation, ils interviennent spontanément et notamment Mgr. Gérard Daucourt alors Evêque de Troyes qui, dans une lettre adressée à Philippe Seguin en tant que Président de l'Assemblée Nationale et aux députés de l'Aube, estime que :

- “ Le tort qui lui est causé atteint non seulement lui-même et l'Eglise Catholique dans le département de l'Aube, mais aussi l'Etat qui s'est mis en situation de juge et partie sur le terrain des libertés fondamentales qu'il doit garantir.

Dans sa réponse à Mgr. Daucourt, mais également aux autres évêques, abbés, élus, parents, stagiaires et ou partenaires professionnels, Philippe Seguin, pour avoir rédigé un corps de texte absolument identique à l'intention de chacun de ses correspondants déclare : “ être désolé, prendre acte du soutien apporté à l'O.C.C. mais ne pouvoir rien à la situation. ” Afin de s'en expliquer, il argue :

1- que selon la phraséologie du Rapport Parlementaire, il n'a jamais été dit que tel ou tel des 172 organismes cités était une secte mais que, par contre, chacune de ces réalités pouvait correspondre à un ou plusieurs des dix critères établis par la commission permettant de repérer une secte.

2- Il demande avec grande courtoisie à ses interlocuteurs de bien vouloir considérer que le rapport étant remis, la Commission est du même coup dissoute et qu'on ne saurait demander un rectificatif à une entité qui n'existe plus...

Admirable bienséance républicaine aux rouages administratifs implacables !...

Au pays des droits de l'Homme, un rapport parlementaire marque d'opprobre un grand nombre de personnes, mais après qu'il ait été publié et largement diffusé par les services mêmes de l'Etat, ce rapport n'est susceptible d'aucun recours juridique. Selon l'expression d'Iris Aguettant à l'un de ses détracteurs, “ on vous colle l'étoile jaune ” autrement dit, on vous marque au fer rouge, mais d'une pareille abjection personne ne porte la responsabilité...

Pire, tout en agissant de la sorte, on a donné à l'opinion publique le sentiment d'une grande probité au service du bien commun, des familles et de l'enfance, sans se soucier le moins du monde, comme on s'y empresse en ces temps, de faire accompagner par une quelconque “ cellule psychologique ” ceux qui ont pris de plein fouet pareille vague d'injustice. Et peu importe que tous, à l'Office Culturel de Cluny, en soient restés salis, certains même brisés. “ Tous les moyens sont bons !... ”

Certes, le Rapport Parlementaire de 1995 sur les déviances sectaires devait-il être contesté et cette affaire faire l'objet d'un chapitre du livre très bien documenté de Massimo Introvigné : “ Pour en finir avec les sectes12 , mais en vain 13.


NOUVEAU RETRAIT DE L'AGREMENT
DE L'O.C.C. NOUVELLE ANNULATION
DE CETTE DECISION ARBITRAIRE PAR
LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL
DE PARIS :

A l'époque du premier Rapport Parlementaire (celui de 1995), l'Association ne devait faire l'objet d'aucune audition ni enquête de la part de son ministère de tutelle (pas plus avant la publication du rapport qu'après) par contre, la mention de l'O.C.C. dans celui-ci a aussitôt occasionné un nouveau retrait de l'agrément de l'association comme Organisme de Jeunesse et d' Education Populaire.

Notons que ce second retrait d'agrément à l'initiative de Monsieur Guy Drut, alors Ministre en charge de la Jeunesse et des Sports 14, a été annulé en première instance par le Tribunal Administratif de Paris 15, celui-ci ne s'étant appuyé sur aucun contrôle ou inspection pour justifier son acte.

Depuis cette date (mai 2002) on peut remarquer une sorte de statu quo de la part du Ministère vis-à-vis de l'O.C.C. et ce, malgré le Rapport Parlementaire de 1999 intitulé : “ Les sectes et l'argent ” lequel délayait à son tour une suite d'informations aussi fantaisistes qu'erronées sur l'O.C.C. telles l'appartenance de magistrats lyonnais à l'association (p.218) ou encore l'attestation d'une présence de l'O.C.C. dans le domaine de la formation professionnelle par le biais de l'Association de la Sainte Espérance (qui n'a jamais fait de formation) ou de l'organisme MK.Conseil (sans rapport avec l'Association p.153), d'autant qu'est avancé le chiffre aussi exorbitant qu'absurde de 8 000 stagiaires, repris depuis bientôt dix ans par le site Wikipédia comme étant une vérité indiscutable !!! C'est là que l'on voit que pour les auteurs de ce rapport, peu importe la véracité des faits, l'objectif est de marquer les esprits.

Enfin et pour être complet, signalons que ce rapport reproche également à l'Association “ d'infiltrer le monde de l'enfance par la formule des stages et des séminaires dans le domaine des loisirs mais aussi du soutien scolaire et du développement culturel ”. Affirmation elle aussi dénuée de tout sens alors que les activités en faveur de la jeunesse mise en œuvre par l'O.C.C. n'ont fait l'objet d'aucune plainte et l'association, l'objet d'aucun contrôle de son Ministère de tutelle depuis 1981, ni sur ce sujet, ni sur un autre.